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 [Civilisation Japonaise] LES DIFFERENTES ERES DU JAPON (1)

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-Branwen-
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MessageSujet: [Civilisation Japonaise] LES DIFFERENTES ERES DU JAPON (1)   Ven 30 Mar - 2:48


  1. L’ère précéramique (Origine - 8000)
Selon la légende
le premier empereur, Jin Nu fonda le japon en -660. En réalité
le japon est bien plus ancien. Ce sont de successives vagues
d’immigration qui ont apporté culture et technologie au fil
des siècle.
Des fouilles
archéologiques ont permis de déterminer les modes de
vie et les cultures des premiers hommes habitant au japon, même
si on sait que très peu de chose, car on a retrouver peu de
vestiges. Ce qui est sur c’est que les premiers habitants du japon
étaient des nomades, et se déplaçaient en petit
groupe, formant ainsi de petits campements. Ce peuple vivait de la
cueillette et de la chasse, et se déplaçait pour
trouver leur nourriture.

Jusqu'à -1300 le
japon était relié au continent (Corée et Chine)
par des isthmes. C’est la fonte des glaces qui a permis ce
détachement et la formation de l’archipel que l’on connaît
aujourd’hui. Le peuple japonais est issu des peuplades mongoloïdes
qui se déplaçaient à travers toute l’asie.
C’est également ainsi qu’est né le peuple chinois
et coréen. D’autre peuplades sont aussi arrivées par
le nord du pays : Les ainus, un groupe ethnique proto caucasien,
sibérien.
Les ainus sont aussi
arrivés par le sud depuis la Corée et le sud est
asiatique par Kyûshû. Ce peuple vivait comme les autres
peuples de cette époque, de la cueillette, de la chasse, et de
la pêche (rudimentaire au harpon dont la pierre était
grossièrement taillée). A cette époque on ne
maîtrisait ni l’agriculture ni la céramique. Ce qui
signifie donc une incapacité stocker la nourriture, d’où
cette impossibilité de sédentarisation.


  1. L’ère Jômon (- 8000 à – 300)

Cette période se divise en 6 sous périodes.

    1. Jômon des origines (Sôsôki
      ou shigenki) : -8000 à -7000
    2. Jômon primitif : -7000
      à -5000
    3. Haut Jômon : -5000 à
      -2500
    4. Jômon moyen (Chûki) :
      -2500 à -2000
    5. Bas Jômon (Kôki)
      : -2500 à -1100
    6. Jômon tardif : -1100 à
      -300




1) Culture et Nourriture
On y trouve uneculture néolithique, c'est-à-dire qu’on a
découvert les premières poteries en céramique,
dont les plus ancienne dans la région de Nagasaki. Ces
porteries étaient décorées à l’aide
cordes (motifs cordés). On a même découvert
des motifs de plus en plus élaborés avec des petites
cordelettes.
Cette découverte est importante car elle
signifie que les japonais ont commencé à stocker de
la nourriture. La cueillette n’est donc plus effectuée au
jour le jour. La nourriture peut être cuite. Ceci entraîne
progressivement la sédentarisation des peuplades du japon,
et les motifs prouvent la naissance d’un certain sens de
l’esthétisme (art type baroque)
On a aussi découvert des sculptures Dogû. Ils désignent des humains ou des animaux, représentés avec des yeux globuleux qui
étaient peut-être utilisés pour des rites religieux
Dans la région de Kaizoku on a également trouvé un amas de
coquillages. Ceci prouve que les japonais péchaient, et
qu’ils étaient de moins en moins nomades, et ce,
essentiellement du coté de la côte pacifique.
L’outillage est de plus en plus élaboré.
Les pierres sont de plus en plus utilisées, notamment la
pierre volcanique. Les peuplades allaient chercher ces pierres, on
a retrouvé des outils un peu partout dans le japon
Cette évolution de la culture entraîne une chasse plus efficace, parce que le bois ou les os sont mieux taillés, et la constitution d’outil
devient plus simple. On pense que c’est à cette époque
qu’a débuté l’agriculture. La sédentarisation
ne fait plus le moindre doute, et on commence à avoir
conscience du futur, de la planification de la vie. Une conscience du
futur implique une conscience de la mort, ce qui implique à
son tour, des rites funéraires, et donc la naissance de la
religion.



2) Les habitations

Les habitats de cette époque sont semi enterré sur une fausse ronde de 80 cm de profondeur environ. On y trouve un foyer (feu) au centre, et ils
se composent de 3 à 6 piliers. On les appelle les « Tate
Anajûko ». La toiture est faite avec des feuillages,
et les murs en bois
Les maisons sont réparties en villages organisés autour d’une place
centrale, et on a également découvert des greniers
sous terrain (trou recouvert de feuille) pour stocker les provisions.
Ces villages sont également composés d’une maison commune, élaborée
de la même manière que les habitats individuels. Mais
elle est plus grande, dispose de plus de foyers et se trouve à
proximité d’un cromlech (monument mégalithique).
Lors de fouilles on a découvert que les dents des défunts
étaient extraites (premiers rites funéraires) et
qu’à l’ère du bas jomon les enfants étaient
enterrés accroupis dans des jarres


  1. L’èreYayoi (- 300 à + 300)
C’est une civilisation néolithique apparue dans le nord de Kyûshû et qui
s’est propagée dans le Kansai, le Kantô sur la cote
pacifique, et dans le nord de Honshû. Elle se caractérise
par un artisanat élaboré. Les premiers objets de métal
font leur apparition. Cette nouveauté s’explique facilement.
L’empire chinois a voulu conquérir la Corée, donc une
immigration vers le japon des coréens a apporté avec
elle le métal ainsi qu’une nouvelle culture en -108.

Des Kagami ainsi que des Dôken on été découvert enterré
peu profondément au pied des diverses collines. Les Kagami
sont des sortes de disques polis, qu’on peut comparer des
miroirs.
Les Dôken eux, sont les premières épées japonaises. Elles sont à double
tranchant, mais ne sont pas utilisées pour le combat. Ces
objets ont un sens religieux.
Ces objets désignent le japon comme une société hiérarchisée,
soumis sous l’autorité d’un chef religieux, homme ou
femme, qu’on appelle shaman. Ce shaman est l’intermédiaire
entre les forces cosmiques et les hommes
On a découvert également d’autres
objets datant de cette période dans le nord de Kyûshû
et dans le sud de Honshû. On les appelle Dôtaku. Ce
sont des objets de métal très décorés
ressemblant à des cloches. Cependant elles n’ont de la
cloche que l’aspect car elle n’ont pas de battant. On
enterrait ces objets religieux puis on les déterrait plus
tard pour leur permettre d’accueillir les dieux (Yama no kami,
dieu de la montagne, Tâ no kami, dieu des champs).

Ces nouveaux apports
culturels ont permis une amélioration du travail du bois, de
l’habitat, de l’outillage agricole. L’habitat est désormais
sur pilotis, les murs sont en terre battue et les toits en chaume.
Les greniers sont surélevés pour abriter la nourriture
de l’humidité, et des prédateurs. Le village est
entouré d’un fossé pour augmenter le niveau de
sécurité. L’apparition d’une économie basé
sur la riziculture voit le jour, et le système d’irrigation
de nos jour est le même que celui a peu de chose prêt, vu
le progrès technique.

Les métiers du tissu font leur apparition avec les fibres de champ. La chasse est plus simple grâce au métal, qui permet de tailler les
pierres. L’artisanat ornemental fait également son entrée.
Les bijoux sont taillés dans des pierres semi précieuses
Un nouveau type de
poterie voit également le jour avec une nouvelle technique
consistant à former des boudins de terre que l’on lisse. La
forme est de ce fait plus régulière, et la poterie est
au final plus solide. La décoration est plus aboutie (dessins
d’humains ou animaux) et la taille de plus en plus importante. A
présent il est possible d’inhumer des adultes avec deux
jarres. Les bijoux, Kagami, Dôken, accompagne le défunt


  • Yamatai
Selon une Chronique datant du 3ème siècle, Le Yamatai (ou
Yamato) était un état japonais matriarcale situé
au nord de Kyûshû. C'est-à-dire une hiérarchie
sous l’autorité d’une reine, Sangokushi. La reine vit dans
un pavillon privé très surveillé. Elle dispose
d’un millier de femmes à son service, tandis que les hommes
assurent la chasse et la garde.

En -200 une grande
période d’affrontement entre tribu faisait rage. Afin de
rétablir la paix, Himiko, la reine unifia toutes les tribus.
C’est ainsi que fut créer le Yamatai. Elle mourut lors de la
guerre contre Kuma. C’est un roi qui lui succéda, mais il
cédera vite la place à Toyo, une proche de la famille
de la reine Himiko. Quand un personnage important venait à
mourir on sacrifiait ses proches pour ne pas le laisser seul dans la
mort. A la mort de la princesse Himiko, on sacrifia beaucoup de gens,
plus de 100 personnes. Ceci va entraîner l’agrandissement des
tombes, et donner naissance à une nouvelle ère, celle
des Kôfun
Une hiérarchie y existait. Il y avait les Taijin (grands hommes) qui étaient
les seigneurs, en opposition avec les Geko qui sont les inférieurs,
c'est-à-dire les paysans. Et enfin les Seikô qui sont
les esclaves qui cultivent les champs de riz, de chambre, et de soie.
Ces différentes classes se différenciaient par leurs
tatouages. A cette époque les japonais étaient
polygames et pratiquaient la scapulomancie (lire l’avenir dans les
ossements).


  1. L’ère des Kôfun (300 à 552)

Kôfun : désigne une sépulture de pierre, une immense tombe,
entourée d’un large fosse sur des colline ou champ de riz



Le Kôfun est une tradition coréenne apportée par l’immigration par
le nord de Kyûshû et la Setonaikai. Ces tombes au
début circulaires (empun) sont devenue carrées
(hôfun), en de trou
de serrure (zempô-kôen-fun), ou encore en forme de T
(carré/rectangle) (zempô-kôhô-fun),

Ces Kôfun sont a usage unique et lorsqu’on le créer, on le fait de manière
toujours plus impressionnante que celui qui est mort avant. Il y a
une sorte de rivalité. Les plus grands peuvent aller
jusqu’à 800 mètres le long. On en a retrouvé
une forte concentration dans la région de Nara.
Il y existe deux types de Kôfun : les
tateanashiki, et les yokoanashiki. Pour les Tateanashiki on creuse
une fausse profonde au fond de laquelle on creuse la chambre. Les
murs de la chambre sont alors recouverts de pierres, et le haut de
la fausse est bouché par un amas de roche. Les
Yokoanashiki, sont pareils sauf qu’à la place d’une
fausse, on trouve un tunnel et l’entrée est scellé
par une dalle de pierre En ce qui concerne là chambre, on y
place le cercueil fait de bois ou de pierre.

Lors d’un enterrement,
des objets accompagnent la personne sur le point d’être
inhumée : Les Tama, bijoux taillés dans la pierre
(voir ci contre), tous les objets de la vie quotidienne, des objets
religieux (Kagami et Dôken), ainsi que les Haniwa, sorte de
petites statues d’humain ou d’animaux.

Les haniwa sont la
preuve de la domestication de cheval par les japonais. Car ils
sont représentés avec des armets. Le miroir lui,
devient de plus en plus important. La religion est de plus en plus
présente, les kagami deviennent même le symbole de
Amaterasu ômikami, la déesse du soleil.

Ces pratiques de vont se répandre jusque
dans le Kantô (fin du 4ème siècle)
et évoluer. Les kôfun sont entourés de fossés
remplis d’eau, et construits sur une terrasse. Avec l’influence
coréenne de nouveaux tombeaux sont inventés :
les Yokoanasekishitsu sont crées. Les corridors sont plus
larges afin d’entreposer plus d’objets, et faire des
inhumations multiples. Les objets déposés dans le
tombeau sont de plus en plus utilitaires, et propres au défunt.
Les objets mis dans le tombeau sont tellement nombreux, que
parfois ils finissent par bloquer le tunnel.

Pour résumer l’ère Yayoi correspond à l’age de bronze et l’ère Kôfun
à l’age de fer. Le fer ayant été apporté par les coréens a permis le travail de la terre.
Ceci implique donc la maîtrise des hautes températures. Entraînant ainsi un progrès dans le domaine de la céramique (meilleur glaçage, donc meilleur étanchéité etc..)

La société va évoluer durant le 5ème et 6ème
siècle. Un état va remplacer les différentes
tribus et les regrouper. Les clans appelés Uji dont les
membres sont appelés Ujibito naissent. Le chef de clan
héréditaire (Uji no kami) et les membres ont un lien de
parenté par le sang (uji zoku)

On distingue également
les Be (Bumin) qui sont les membres d’une corporation de métiers.
Aucun membre de l’aristocratie n’en fait partie. En général
un membre des Be se spécialise dans un métier et le
transmet aux autres générations (religion, chasse,
pêche, guerre, etc…) ces Be sont au service des clans. Ce
type d’organisation féodale va exister jusqu’en 1868,
jusqu’à la restauration de Meiji.

La famille impériale ne perdra jamais sa
légitimité. Elle rassemblera les croyances
primitive, et les rituels protohistorique sous un seul terme :
LE SHINTÖ. Le shintô (la voix des dieux) est une
religion qui dit que les dieux, (kami) peuvent habiter un objet ou
un animal. Quand c’est ce que l’on pense, cette religion veut
que l’on marque l’objet ou animal avec un Shimenawa. A savoir
également que l’on entre sur un lieu sacré, un
sanctuaire (shinto), par le Torii et que pour le
shintô on parle de sanctuaire et non temple. Le temple est le
terme utilise pour désigner le lieu sacré dans la
religion bouddhique
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